Trouble de l’attention (avec ou sans hyperactivité)

Aspects théoriques

Dans la peau d’un enfant atteint de TDA/H

Il est très difficile pour nous de nous mettre à la place d’un TDA/H. Je tente quand même de vous proposer quelques activités pour vous montrer de manière générale ce qu’ils ressentent (en beaucoup plus frustrant car ça s’applique en permanence pour eux !).

1. Lisez ces extraits de texte : COURTINE, J-F. (1997). Les Neurosciences et la Philosophie de l’action. Paris : Librairie Philosophique.)

Capture texte Capture texte2

Combien de fois votre imagination a-t-elle vagabondé ? Combien de fois avez-vous dû relire une phrase pour la comprendre ?

Des textes bien plus faciles à lire avec des phrases plus aérées sont aussi difficiles à lire pour un enfant TDA/H que celui-ci ne l’est pour nous.

2. Vous organisez une soirée pour l’anniversaire surprise de votre compagnon. Le jour-même, vous réalisez qu’il vous reste plein de choses à faire ;

  • Préparer la sauce pour l’entrée
  • Mettre les zakouskis au four 20min avant l’arrivée
  • Mettre le champagne dans le frigo
  • Aller chercher le gâteau à 15h
  • Ranger, aspirer et nettoyer toute la maison
  • Dresser la table
  • Laver les draps et faire les lits pour vos parents qui restent dormir sur-place.
  • Sortir le chien

A force de penser à tout ce qu’il vous reste à faire, vous devenez maladroite, vous renversez du sucre dans la sauce au lieu du sel, vous oubliez 2 personnes à table, vous mettez les zakouskis au four mais sans l’enclencher, vous êtes en retard pour aller chercher le gâteau, vous nettoyez le miroir de la salle-de-bain en laissant plein de traces, le chien finit par faire ses besoins dans la maison … Et en plus de ça, vous vous rappelez au fur et à mesure de tout ce que vous avez oublié de faire. Bref, tout va de travers et vous vous sentez sous pression permanente.

C’est ce qui se passe dans la tête de l’enfant au niveau de ses idées. Il en a tellement qu’il n’arrive pas à les canaliser, comme nous lorsqu’on a plein de choses à faire et qu’on ne peut s’empêcher d’y penser.

3. Imaginez maintenant que vous devez lire un texte comme dans le premier exemple le jour-même où vous invitez 25 personnes pour l’anniversaire surprise de votre compagnon …

C’est un peu ce qu’il se passe lorsqu’un enfant TDA/H doit se concentrer sur un texte alors qu’il a plein d’idées (en rapport ou non avec le sujet) qui fusent dans sa tête.

Mon exemple n’est peut-être pas le plus représentatif et je m’en excuse mais c’est très difficile d’imaginer ce que ces enfants et adultes peuvent ressentir. Dites-vous surtout que ce problème de canalisation des idées va influer sur la mémorisation, l’organisation… et sur plein d’apprentissages.

Hyperactivité from adrien honnons on Vimeo.

Définition

« Le TDA/H, Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, est un trouble de l’inhibition qui affecte les champs d’activité suivants :

  • La mise en oeuvre et l’organisation
  • La vigilance et l’attention soutenue
  • L’effort constant, le maintien de la motivation et la planification
  • La mémoire de travail »

Il existe différentes expressions cliniques du TDA/H :

  • avec inattention prédominante
  • avec impulsivité/hyperactivité prédominante
  • mixte (difficultés attentionnelles, hyperactivité motrice et impulsivité)

(Pascale de Coster, 2015)

Le terme « hyperactif » n’est pas approprié pour un enfant TDA/H, d’autant que le H n’est pas toujours présent. De plus, ce terme n’évoque pas le trouble de l’attention, alors qu’il est tout aussi « handicapant » pour l’enfant.

Les personnes atteintes de ce trouble sont principalement gênées par des troubles cognitifs attentionnels (distraction, instabilité des idées, difficultés à s’organiser, oublis et pertes d’objets), l’impulsivité (ils disent tout haut en classe ce qu’ils pensent, sans qu’on leur donne la parole, c’est plus fort qu’eux), des « pics » d’émotions (hypersensibles, « à fleur de peau »).

Voici une petite vidéo expliquant le TDA/H par l’auteur de « TDA/H chez l’enfant et l’adolescent – Du diagnostic aux traitements » (Vera, 2015)

Symptômes

Le TDA/H s’exprime par 3 symptômes cardinaux : hyperactivité, impulsivité et déficit de l’attention.

  • Tachypsychie : fuite des idées, accélération anormale du rythme de la pensée.
  • Difficultés d’apprentissage dues à un déficit de mémoire de travail et à long terme.
  • Écriture irrégulière, non soignée, espaces entre les mots non réguliers et non respect des lignes.
  • Réticence face au travail qui demande un investissement cognitif et de la précision
  • Semble ne pas écouter ce qu’on lui dit (pourtant il entend, mais n’assimile pas ce qui est dit/demandé)
  • Procrastination
  • Maladresse dans les fonctions exécutives.
  • L’enfant est incapable de planifier et de s’organiser dans son travail, dans son matériel scolaire.
  • Sa trousse est en désordre, il ne sait pas gérer la réalisation des devoirs, même au cycle supérieur.
  • Il ne sait pas s’organiser dans ses cahiers ou sur ses feuilles.
  • Incapable de gérer plusieurs paramètres en même temps.
  • Est immature et manque d’habiletés sociales.
  • N’est pas très empathique.
  • Dérange les autres enfants, n’arrive pas à suivre les règles d’un jeu de société par exemple, et sera incapable de rester sérieux et con-centré pour y jouer => conflits entre les enfants.
  • Ne semble pas être accepté dans le groupe parce qu’il est un peu brutal avec les autres (sans pour autant être méchant), il a besoin de toucher les autres, de les attraper pour leur parler, il parle fort et cela agace les autres.
  • A peu d’amis et ne trouve pas de moyens efficaces de s’en faire car il est trop «dans le mouvement » et pas assez dans l’écoute.
  • Risque de crises (plus ou moins fortes) possibles si l’enfant perd a un jeu, n’a pas ce qu’il désire, est contrarié dans ses pensées, est forcé à faire quelque chose.
  • Travaille bien quand l’enseignant est à côté de lui.
  • Manque d’attention envers les détails, perd sa concentration rapidement et facilement (bruit, mouche, pensée, …) ,manque de précision.
  • Incapable de suivre des directives orales (surtout si elles sont multiples).
  • Lorsque les consignes sont écrites, il ne fait que la moitié de ce qui est demandé, ne pense pas à relire la consigne.
  • Saute des mots ou des lignes quand il lit.
  • Ne sait pas rassembler ses idées ou les structurer pour en faire part aux autres. Il ne sait pas expliquer ce qu’il ressent. Ses idées s’éparpillent, elles se mélangent, il saute du coq à l’âne.
  • Oublie des exercices lors de contrôles ou exercices.

(Gillet, 2015)

Dans le cas d’hyperactivité motrice :

  • Difficulté à contrôler son agitation, sa fébrilité motrice et son trop plein d’énergie.
  • Action motrice augmentée, désordonnée et non constructive.
  • Agitation permanente
  • Instabilité
  • Nervosité
  • Incapacité à tenir en place
  • Il passe d’une activité à l’autre sans les terminer.
  • Parle beaucoup
  • Est continuellement en mouvement
  • Recherche fréquemment des sensations fortes, prend des risques
  • Difficultés à se détendre
  • Tempérament explosif
  • Mouvements de mains et de jambes (jouer avec tout ce qu’il trouve, griffonner, taper du pied, etc.)

Origine

Les causes exactes ne sont pas encore déterminées mais il semblerait que le TDA/H est un trouble neurodéveloppemental assez complexe. Les zones cérébrales responsables de l’attention, de l’organisation et du contrôle des mouvements s’activent différemment. Des facteurs génétiques contribuent également aux causes de ce trouble puisque le TDA/H est associé à une constellation de défectuosités dans de nombreux gènes.

Outils et pistes pédagogiques

Aménagements de base

Tous comme les dys, vous pourrez faire toutes sortes d’aménagement en classe, comme réduire la quantité de travail, adapter le timing, etc. Cependant, une chose est essentiellement différente dans le cas des TDA/H ; l’organisation de la feuille.

En effet, il est primordial – voire indispensable – de supprimer sur vos feuilles d’exercices/consignes/… tout élément parasite. En plus de reformuler les consignes et de les fractionner comme vous devez le faire pour les enfants dys, vous devrez absolument supprimer les illustrations en tout genre. N’utilisez pas des polices d’écriture « farfelues », mais le plus simpliste possible. Dites-vous déjà que vous retrouverez probablement – quoi que vous fassiez – des dessins sur les bords, les « bulles » des lettres coloriées, etc. Inutile de rajouter de la tentation « inutile ».

Notez également qu’il est important de ne demander à produire qu’une seule action dans une consigne (écrire, entourer, cocher, souligner OU barrer) et de ne pas aborder plus de 2 concepts à la fois pour une même consigne donnée.

Adapter les feuilles

Le logiciel « PAPERPORT » (payant) vous permettra de modifier, aérer, simplifier, surligner, ajuster, … vos feuilles d’exercices – même en version non électronique. A partir de votre document, placé sur la vitre du scanner, le logiciel permet de travailler directement sur votre écran d’ordinateur, par l’intermédiaire d’une barre d’outils permettant :

  • D’effacer certaines informations parasites, d’agrandir une zone.
  • De colorer des parties de textes ou exercices pour différencier.
  • De surligner des lignes du texte pour faciliter la lecture.
  • De relier des informations sans utiliser de latte.
  • D’imprimer un travail propre et valorisant pour l’enfant.

Le time-timer

Utile pour tous les enfants atteints de trouble d’apprentissage, il est plus que recommandé dans le cas d’un enfant TDA/H.

L’enfant n’ayant aucune notion – ou presque – du temps, ça va être un stress supplémentaire pour lui de savoir qu’il a 10 minutes pour faire tel exercice. Si vous mettez cet outil sur son banc, ça va l’aider à se représenter le temps qui passe. De même, si on lui promet de venir le voir dans 2 minutes, car il demande beaucoup d’attention et nous sollicite sans arrêt, il pourra mettre son time-timer et voir qu’on ne lui a pas menti mais qu’il doit apprendre à être patient. Dans le cadre de son impulsivité, cet outil est un atout indéniable.  Dans le souci de ne pas encombrer le bureau de l’enfant afin de le distraire (voir point suivant), vous pouvez le mettre hors de la portée de l’enfant, pour qu’il puisse simplement le voir mais pas le toucher. Le time-timer étant conçu pour les enfants à besoins spécifiques, il ne fait aucun bruit.

Sachez qu’il existe l’horloge time-timer pour la classe ainsi qu’une version plus petite et individuelle pour les enfants à besoins spécifiques. Certains vendeurs proposent même une version intermédiaire.

Organisation du bureau

Comme je l’ai dit précédemment, l’enfant n’a besoin d’aucun élément perturbateur puisqu’il a assez d’imagination pour en créer lui-même. Il faut donc – tout comme ses feuilles d’exercices – vider son bureau de toute chose inutile. L’enfant ayant tendance à chipoter avec tout ce qu’il trouve, il ne faut pas le tenter davantage. C’est pourquoi il serait intéressant que vous notiez systématiquement les objets dont les enfants ont besoin pour qu’ils ne sortent que ceux-là. La trousse n’a donc plus sa place sur le banc. De plus, si vous savez que vous n’aurez pas tout de suite besoin des ciseaux, de la colle, de l’équerre, du compas, de la latte, etc., prévoyez peut-être de scinder la demande de matériel en plusieurs étapes. A l’inverse, lorsque vous avez utilisez ces outils, demandez qu’ils soient immédiatement rangés après leur utilisation.

Il est préférable que l’enfant soit au fond de la classe : cela peut être perturbant pour l’enfant de savoir qu’il y a quelqu’un derrière lui. Le mettre à l’arrière de la classe, avec de l’espace autour de lui, lui évitera de se retourner constamment et lui permettra de pouvoir bouger si nécessaire, sans ennuyer les autres. Il faut tout de même penser à délimiter son espace afin qu’il n’empiète pas sur toute la classe, car le TDA/H a tendance à prendre beaucoup de place, sans avoir conscience de parfois ennuyer les autres. Évitez de le placer trop loin de votre bureau, afin de pouvoir le recadrer régulièrement. Ne le mettez pas non plus près d’une fenêtre ou de la porte.

Donner du sens aux activités

C’est normalement devenu une habitude de donner du sens à toutes les activités,pour tous les enfants. Cependant, si vous en avez l’occasion, il serait bénéfique de donner un sens particulier aux tâches demandées à l’enfant TDA/H. Par exemple, si vous savez qu’il est passionné de dinosaures ou de Star Wars (et j’en passe), n’hésitez pas à faire des liens avec sa/ses passions. D’une part, il ne se sentira plus « à part », mais compris dans sa différence. D’autre part, ce sera pour lui une motivation supplémentaire pour réaliser les tâches demandées. Vous pouvez lui donner également un projet particulier sur le long terme – toujours en rapport avec ce qu’il affectionne, ses loisirs, passions, … Et pourquoi ne pas lui donner, petit à petit, plus de responsabilités et d’autonomie ? Vous pourriez lui permettre, au sein du projet, d’ajouter sa touche personnelle, de se fixer lui-même des objectifs, …

Veillez aux détails

Nous ne sommes pas infaillibles et, parfois, nous faisons des erreurs. Ça semble logique pour tout le monde mais pas pour un enfant TDA/H. On retrouve parfois aussi ce comportement chez les enfants HP ou à spectre autistique. En effet, l’enfant ne comprend pas qu’on puisse se tromper et va parfois rester bloquer sur une erreur qu’on aurait faite. Dans ce cas, il est important de bien rassurer l’enfant en prenant le temps de lui expliquer l’erreur et de le recentrer sur ce qui se passe. Pour éviter ce problème, veillez à ne pas oublier d’effacer le tableau si vous y avez laissé le matériel à prendre pour l’activité précédente, ou si vous n’avez pas mis à jour le programme de la journée, etc. Ce sont des petits détails pour vous et le reste du monde, mais pas pour certains enfants. Ça leur facilite la vie et ça ne complique pas la nôtre…

Répondez à ses questions

Comme je vous l’ai dit, l’enfant TDA/H a plein d’idées en tête qui fusent dans tous les sens et l’empêchent de se concentrer. Il ne pourra pas commencer sereinement une activité si une question le taraude encore. Dès lors, prenez le temps (encore) de l’écouter et de répondre à ses questions.

C’est très frustrant pour n’importe qui de ne pas avoir de réponse à ses questions. Mais dites-vous que dans le cas de ces enfants, ça l’est d’autant plus puisqu’ils ont l’impression de toujours se faire « rabrouer ». C’est un peu comme si on étouffait son cri de détresse, finalement. Il demande de l’aide parce qu’il ne sait pas quoi faire avec tout ce qu’il a en tête, il aimerait pouvoir se débarrasser de quelques questions et on l’en empêche.

Les enfants HP ont aussi parfois cette frustration et cette impression de déranger en permanence. Pourtant, ils ont juste envie d’en savoir plus et ne comprennent pas pourquoi personne ne veut leur répondre. Alors – très clairement – quand on est en classe, c’est épuisant de devoir répondre à toutes les questions de tous les enfants. Et oui, ces enfants-là nous énervent encore plus que les autres parce qu’ils nous sollicitent tout le temps, et posent parfois des questions qui nous semblent insensées ou auxquelles on ne sait pas répondre. Mais ils ne le font pas pour être embêtants ou pour vous défier, ils le font parce qu’ils en ont besoin, c’est primordial pour eux.

Du point de vue organisationnel, vous ne pourrez évidemment pas vous interrompre à chaque question sans que les autres n’en pâtissent. Permettez-lui donc de noter ses questions au fur et à mesure qu’elles lui viennent.

Pour une concentration optimale…

Plus haut, je vous conseillais de placer l’enfant TDA/H assez proche de votre bureau pour pouvoir le recadrer régulièrement. En effet, il ne faut jamais le laisser livré à lui-même devant sa feuille ou une activité. Même s’il doit réaliser seul les exercices, il faut être pour lui un soutien, un guide et lui donner un cadre.

  • Assurez-vous qu’il a bien compris la consigne, faites-lui reformuler les questions.
  • Si vous le sentez ailleurs/dans la lune, relancez son attention et intérêt (lui poser des questions, lui expliquer quelque chose).
  • Utilisez un guide de lecture.
  • Demandez-lui où il en est régulièrement, encouragez-le et proposez-lui de barrer les étapes de la consignes déjà réalisées.
  • Attirez son attention en disant son nom et en touchant son épaule (il est très sensible aux stimulations physiques)
  • Convenez d’un geste/signe avec lui qui veut dire « remets-toi au travail, maintenant » mais de manière positive (pas pointer du doigts avec un air réprobateur).
  • Encouragez, récompensez et félicitez-le (comme avec les autres enfants, d’ailleurs).

Le tunnel de l’attention

Pour ramener l’enfant à ce qu’il est en train de faire ou ce qu’il doit faire, expliquez-lui qu’il doit se faire un tunnel de l’attention. Pour ce faire, il doit mettre ses mains autour de ses yeux de sorte qu’il bloque sa vision périphérique. Pour lui, c’est amusant donc il va certainement avoir envie de le tenter. De cette façon, il ne regardera plus autour de lui et pourra se recentrer avant de reprendre l’activité en cours.

Se dépenser un maximum !

Dès que possible, permettez à l’enfant de se déplacer dans la classe. Vous pouvez, par exemple, lui donner l’occasion de distribuer les feuilles aux autres (ça lui donne une responsabilité et en plus, il peut bouger). Si vous sentez qu’il a besoin absolument de bouger et qu’il ne tient plus en place, laissez-le se dépenser quelques minutes en dehors de la classe. Prévoyez quelques activités de Brain Gym pour l’aider à se recentrer tout en le faisant bouger.

Coin aménagé

Si vous en avez la possibilité, aménagez dans la classe un coin « étude » pour que l’enfant TDA/H puisse y aller lorsqu’il veut changer d’air, se concentrer sans tentation autour de lui. Pour ce faire, mettez un bureau face au mur ou encadré par des draps pour qu’il ne voit pas ce que les autres font et ne se laisse pas déconcentrer. Vous pouvez également lui donner accès à un MP3 pour qu’il écoute de la musique classique et/ou relaxante (sans parole) le temps de se recentrer.

Matériel supplémentaire

  • Pour évitez les bruits parasites, permettez-lui de mettre des bouchons d’oreilles lors d’activité silencieuses ou évaluations.
  • Une balle antistress lui permettrait de canaliser son besoin de chipoter.
  • De même, un coussin proprioceptif diminuerait l’impact de l’agitation psychomotrice.

Pour anticiper une crise…

Les TDA/H peuvent être très irritables et, parfois, ils deviennent incontrôlables. Ils sont hypersensibles et ont plein de choses à gérer en même temps. Parfois, le vase déborde et ils explosent.
* Le compte à rebours : quand il sent qu’il s’énerve, le faire décompter de 10 à 0 en fermant les yeux et en visualisant une situation positive et agréable.
* La respiration profonde ( le 7-8-4) : l’enfant inspire pendant 7 secondes, il garde sa respiration 8 secondes puis il expire pendant 4 secondes. Il peut recommencer autant de fois que nécessaire.
* L’encourager à s’isoler pour reprendre ses esprits.
* En discuter : l’encourager à essayer de mettre des mots sur ce qu’il ressent, sur ce qui l’a mis dans cet état, c’est l’encourager à comprendre ses émotions et à les accepter.

(Gillet, 2015)

Liste de jeux recommandés et adaptables

  • Memory
  • Jeux des familles
  • Color addict (travaille la flexibilité—les contraintes changent au fil du jeu).
  • Tohu Wabohu.
  • Spidmonster (travaille l’anticipation et les conséquences de ses choix).
  • Tête de pioche (travaille l’inhibition).
  • Pipo (travaille la mémoire et l’attention).
  • Quack Quack (Memory plus poussé).
  • Simon (reproduire des sons qui sont traduits en couleur dans le bon ordre).
  • Quadrimémo volumes (les véhicules et les animaux)

Pour que l’enfant comprenne …

Livre « Mon cerveau a besoin de lunettes« 


Aller à la barre d’outils