Dyscalculie

Aspects théoriques

Dans la peau d’un enfant dyscalculique

Il m’est très difficile de vous proposer une activité pour vous mettre dans la peau d’un enfant dyscalculique. Je peux évidemment vous demander de réaliser mentalement un calcul très difficile mais selon votre niveau, certains calculs vont vous sembler faciles alors qu’à moi pas, ou inversement. Personnellement, je me dis que l’enfant dyscalculique face à un calcul du genre 12 x 6, est comme moi lorsque je vois ça :

Voici une vidéo qui vous aidera peut-être à vous mettre dans la peau d’un enfant dyscalculique (je la trouve bien faite, personnellement) :

Définition

La dyscalculie est un trouble des compétences numériques et des habiletés arithmétiques. Différentes facettes du domaine numérique peuvent être atteintes : le comptage, le dénombrement, le calcul, la maîtrise des systèmes numériques, la résolution de problèmes et la géométrie.

Von Aster (2000) propose de distinguer trois types de dyscalculies :

– La dyscalculie verbale (fréquemment associée à la dyslexie) : difficultés dans la mise en œuvre des routines de comptage, les calculs mentaux exacts, et le stockage et la récupération des faits arithmétiques.

– La dyscalculie visuelle : difficultés dans la transcription des nombres.

– La dyscalculie analogique : déficit du sens du nombre mis en jeu, notamment dans les activités de comparaison et d’estimation des quantités.

Symptômes

« La dyscalculie se traduit par des difficultés :

  • à évaluer de petites quantités (par exemple le nombre d’objets placés devant soi).
  • à dénombrer (capacité à évaluer immédiatement une quantité allant de 1 à 4 sans avoir à énumérer).
  • à écrire les chiffres (le dyscalculique peut par exemple écrire 202 au lieu de 22).
  • à lire des nombres (par exemple, l’enfant inverse les chiffres et lit 6 au lieu de 9 ou 52 au lieu de 25).
  • à lire une suite de nombres (y compris à mémoriser les numéros de téléphone).
  • à comprendre le sens des nombres, et le fait qu’un nombre peut être supérieur ou inférieur à un autre (5 est plus grand que 3, 2 est inférieur à 3…).
  • à réaliser des calculs arithmétiques simples (du type 5 – 2 = ?), que ce soit à l’écrit ou en calcul mental. Exemple : pour réaliser une addition simple comme 3 + 2, un enfant dyscalculique va compter sur ses doigts 1, 2, 3, 4 et 5 ; même au bout d’un an, il continuera à utiliser cette méthode (tandis que les enfants ne présentant aucun trouble développent le calcul direct).
  • à mémoriser les tables d’addition et de multiplication.
  • à distinguer les différents symboles : +, -, × et / avec la difficulté à comprendre des concepts tels que « deux fois plus que », « moins que », etc.

La dyscalculie, lorsqu’elle persiste à l’âge adulte, pose de nombreux problèmes, puisque les personnes éprouvent alors des difficultés au quotidien. Par exemple, et dans certains cas, pour :

  • évaluer des distances ou des poids (difficultés avec les mesures) ;
  • utiliser les dates et les heures parfois (sur une montre analogique), ce qui se traduit régulièrement par des retards ;
  • s’orienter ;
  • comprendre les prix et ceux des produits soldés ;
  • monter un meuble selon un schéma, etc.

D’un autre côté, les personnes dyscalculiques peuvent parfois être douées en géométrie ou en physique, puisque leur fonctionnement logique est normal. Tant qu’aucun calcul n’est nécessaire, les personnes dyscalculiques ne sont pas en difficulté. »  (Ooreka)

Origine

On distingue deux suppositions sur l’origine de la dyscalculie (Butterworth, 2005) :

– Soit la dyscalculie est considérée comme un trouble spécifique aux traitements numériques et est liée à un dysfonctionnement neuro-anatomique.

– Soit ce serait une manifestation secondaire d’un déficit plus général ou plus élémentaire (trouble du langage, de la lecture, de la mémoire ou des habiletés visuo-spatiales).

Outils et pistes pédagogiques

Cliquez ici pour télécharger le dossier « Dyscalculie » de Manon Gillet. Ce dossier allie théorie et pratique et vous propose plein d’activités pour les enfants souffrant de dyscalculie. Vous pouvez également accéder au site de la commune de Léglise pour y découvrir son travail de longue haleine.

La course aux nombres

Un nouveau logiciel gratuit (téléchargeable ici) est disponible grâce à une étude menée sur les enfants ayant des difficultés en math.

C’est un logiciel de jeu amusant qui vous fait jongler avec les nombres, et enseigne les concepts fondamentaux de l’arithmétique :

  • Présentation des nombres – ensembles concrets, chiffres ou mots
  • Comptage – entraînement avec les nombres 1 à 40
  • Calculs élémentaires – additions et soustractions

Multimalin

Multimalin est une technique pour apprendre à mémoriser les tables de multiplication.

Voici une vidéo explicative de la méthode :

 


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