Comportement perturbateur

Donnez aux enfants l’envie de vous écouter

Cela peut paraître anodin, mais donner envie de nous écouter ne dépend pas que de l’activité proposée. La communication orale est en première ligne pour vous aider à gérer la classe. Si les enfants ont envie de vous écouter, ils ne passeront pas leur temps à chipoter, papoter, dessiner, etc.

  • Utilisez un langage simple et direct
  • Évitez toute ambiguïté dans vos paroles
  • Variez le débit de paroles
  • Utilisez les pauses et silences de manière efficace
  • Variez l’intonation, le rythme et le volume de votre voix
  • Assurez-vous que la syntaxe est facile à suivre
  • N’utilisez pas un langage ou tournures inutilement soutenus
  • Parlez de manière plaisante
  • Faites preuve d’humour
  • Parlez avec une voix basse et calme
  • Soyez positif
  • Souriez et félicitez
  • Faites un usage mesuré de la colère, au moment opportun en gardant le contrôle de vous-même.

Trucs & astuces

Pour qu’ils restent concentrés :

  • Prévoyez des activités de rupture
  • Proposez des défis, des énigmes
  • Faites en sorte de susciter l’intérêt en laissant libre cours à l’imagination
  • Donner toujours du sens à vos activités en contextualisant
  • Prévoyez un plan B en cas de « flop »
  • Vous savez lesquels posent le plus de soucis parce que ce sont souvent les mêmes. Ne leur laissez pas de répit ! Je ne veux pas dire par là de les pousser à l’épuisement avec des calculs et de la conjugaison. Mais faites en sorte qu’ils soient toujours occupés, même si ce n’est qu’en vous apportant des feuilles, en vous aidant à faire quelque chose, en leur lançant un petit défi, …
  • Donnez-leur des responsabilités.

Les sanctions …

  • Elles doivent avoir un lien avec la faute commise.
  • Elles doivent être sensées et utiles.
  • Elles doivent permettre une réflexion sur l’action commise.
  • Elles sont plutôt une réparation qu’une punition.
    Ex : nettoyer la cour ne doit pas être perçu comme une punition, mais comme une réparation à ce que l’enfant à fait. Le but est que l’enfant comprenne que s’il y a autant de papier dans la cour, c’est parce que les gens ont fait comme lui, en ne respectant pas la propreté.
  • Une sanction peut être sensée dans un cas mais inappropriée dans un autre.
    Ex : Nettoyer les tables du réfectoire est sensé si l’enfant a sali volontairement sa table. Ceci lui permettra de comprendre le dur labeur des techniciennes de surface. Idem pour le ramassage des papiers dans la cour (mais attention, il vous rétorquera certainement que ce n’est pas le seul à avoir jeter ses papiers par terre puisque le sol en est inondé). Mais faire nettoyer la cour ou le réfectoire parce qu’un enfant a répondu à un prof, c’est inutile et il ne va en tirer aucune leçon.
  • Vous pouvez proposer des sanctions amenant à la réflexion uniquement : rédaction, proposition de réparation, lettre d’excuses, …
    A bannir : copier 30 x une phrase (même si elle a un lien avec le problème initial !) c’est moyenâgeux et inutile.
  • Ne pas associer un exercice à une punition : demander comme punition de faire tels ou tels exercices n’est pas une excellente idée. Il ne faut pas mélanger les apprentissages avec le comportement. De plus, l’enfant va associer le sujet à quelque chose d’ennuyant. C’est pareil pour les profs de gym qui disent « fais 10 pompes puisque tu ne sais pas te taire », c’est ridicule parce que ça associe les pompes à un supplice physique mais aussi psychologique du coup. En plus de ça, certains vont apprécier et en profiter pour frimer devant les copains.
  • Adapter donc les sanctions à la situation mais aussi aux enfants concernés !

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